Rédaction de Marie S.
Aujourd’hui, beaucoup sont les jeunes qui rentrent en Gendarmerie par le biais du gendarme adjoint volontaire. En effet, pour le vivre moi-même, je vais vous raconter une journée durant cette formation de 3 mois qui nous est inculquée dans le but d’obtenir le statut de gendarme adjoint. Nous allons dans un premier temps expliquer dans ce milieu militaire la journée en elle-même puis les bénéfices personnels qu’il est possible d’en tirer.
Milieu militaire tout d’abord, l’école de Gendarmerie devrait être un passage « obligé » pour tous les jeunes civils qui souhaitent avoir un minimum de tenue et d’éducation. Pour vous aider à comprendre ce qui est une journée en école, je vais vous narrer le programme journalier le plus classique. Le matin, réveille à 6 heures, ensuite douche tiède pour commencer la journée et rangement si besoin est. A sept heure, l’heure du rassemblement qui, annoncé à « coup de sifflet » permet au retardataire de courir un peu et aux personnes qui ne sont pas spécialement du matin de se réveiller enfin. Ensuite, nous devons tous être parfaits, pas de plis, de salissures ni de chewing-gum dans la bouche. Le « troupeau » est à la disposition de l’élève de jour peloton qui a la responsabilité de la mise en place des militaires pour la présentation de la compagnie au gradé de semaine. Tout le monde est là, les tenues sont parfaites et la disposition est bonne, sous les ordres de l’élève de jour compagnie, nous allons enfin au petit déjeuner au pas et en chantant. A notre arrivée, nous déboîtons, toujours sur ordre de notre élève de jour compagnie, par colonne, en direction de l’entrée du mess. Le petit déjeuner se doit d’être rapide car à huit heures, tout le monde doit être en cours. Les lits doivent être faits en batterie, comme le dit le règlement. Vers 8 h les cours commencent, la pause ne sera faite que dans 2 heures. Il faut être attentif, et recopier l’ensemble du cours correctement. Les cours se passent jusqu’à midi. Ensuite, on refait comme au matin pour aller déjeuner. Entre midi et 2 h, les lits doivent être faits. A 14 h, on a de l’instruction avec des moniteurs d’intervention professionnelles, on fait soit de l’exercice physique, soit de l’instruction bâton. A 18 h, les travaux d’intérêts généraux doivent être faits et nous devons être prêts pour partir manger au mess. Toutes nos paroles et attitudes doivent être dignes d’un militaire.
L’école de gendarme adjoint est autant éprouvante au niveau professionnel qu’au niveau personnel, en effet, le fait de vivre pendant 3 mois avec un groupe de 100 personnes nous aide à nous connaître. Aussi, les efforts physiques demandés obligent à une certaine maîtrise de soi encore inconnue de notre propre personne. La rigueur militaire est à connaître. On apprend nos limites physiques et émotionnelles même involontairement. A la sortie d’école, on est forcément fier de soi et la tête se lève un peu plus vers le ciel.
Je conseille l’école de Gendarmerie à tous les jeunes à la recherche de sensations, de connaissances personnelles utiles pour toutes situations. On acquière à la sortie un statut avec le plus bas grade mais on ressort plein de savoirs et de ressources.